الأربعاء 7 ديسمبر 2022
أخبار دولية

Mehdi REDDAD : “Il faut rendre à notre diaspora sa dignité”

Avec le Sahara en toile de fond, le candidat de la 9e circonscription des Français de l’étranger, Mehdi Reddad, s’est bien positionné géographiquement pour s’adresser aux électeurs français au Maroc. Ainsi, il ambitionne et promet de défendre la souveraineté marocaine sur le Sahara à la chambre basse française. Et ce n’est pas tout. Dans une interview exclusive à notre journal, Reddad promet de porter la voix des expatriés au gouvernement français. Le candidat qui acquiert une notoriété particulière au Maroc, qui, avec 50 000 expatriés, est le pays qui compte le plus grand nombre de Français dans la 9e circonscription et qui aura donc un poids décisif dans les élections, nous dévoile sa position vis-à-vis plusieurs questions qui interpelle ses compatriotes. Interview.

Propos recueillis par : Rida ADDAM.

Les français au Maroc attendent beaucoup de vous. Quels sont leurs réels soucis dont vous devez répondre dans l’immédiat ?
 
Je n’ai pas oublié que j’ai été élu conseiller consulaire sur un projet, sur des convictions auxquelles je suis plus que jamais attaché, autant que mes électeurs au Maroc.
Casablanca étant la plus grande circonscription consulaire d’Afrique, constitue un challenge pour moi, avec l’impérieuse nécessité de développer des idées qui peuvent très bien être dupliquées partout dans la 9ème circonscription. 
Je pense toujours qu’il faut rendre à notre diaspora sa dignité pour qu’elle vive pleinement et fièrement sa citoyenneté, car l’une va avec l’autre. Je juge aussi que la lutte contre les lenteurs administratives, notamment consulaires, doit être notre grande priorité, et que la réponse au coût de l’école se trouve, avant tout, au niveau local, qu’il faut donc lui donner les moyens de se développer. Il me paraît impérieux de rebâtir une nouvelle architecture consulaire, plus dématérialisée, et agile, et, pour cela, d’investir dans notre outil diplomatique qui ne cesse de s’éroder.
J’estime impératif de nouer une solidarité rénovée pour mieux aider les Français en difficulté dans notre zone si vaste. Enfin, je considère toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement, et que les Français de l’étranger peuvent, et doivent prendre part à cette transition du siècle. Car c’est aussi cela, la France en commun.   En Europe, mais aussi en Afrique et dans le monde, le multilatéralisme se désintègre toujours un peu plus, la logique des blocs géopolitiques revient en force, et cela crée non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble chez nos compatriotes de métropole et de l’étranger.
Il nous faut faire face à ce contexte mouvant non seulement par des idées fortes, mais aussi par un renouvellement profond des élus ainsi que des méthodes de conception de nos politiques publiques. 
 
La scolarité est une priorité pour les résidents français au Maroc. Comment comptez-vous répondre aux étreintes des parents ?

La scolarité est devenue hélas une sorte de marronnier des élections législatives en dehors de France. Il faut prendre ce sujet au sérieux et arrêter les surenchères politique du type « scolarité gratuite pour tous ». Si on maitrise un minimum les politiques publiques éducatives de notre pays, on ne peut pas sortir de telles promesses. En ce qui me concerne j’ai une idée précise sur cette question : nous devons supprimer les droits d’inscription. En tant que Français, il est impensable de payer pour un « droit d’inscription ». Aussi, nous devons comme je l’ai dit au début de cet entretien, rénover notre système de solidarité pour qu’il soit plus souple et donc augmenter les bourses scolaires.

Ça fait quoi d’être un marocain et en même temps un politique français ?

C’est être dépositaire de deux cultures millénaires. Nous n’avons jamais opposé les deux. Ni notre vie ici à notre attachement à la France. C’est une énorme richesse à la fois pour le Maroc et pour la France d’avoir des bi nationaux ou des citoyens comme moi issus de couples mixtes. C’est un magnifique exemple de vivre ensemble.
 
Dans quelle cadre entre votre actuelle campagne ?
 
J’ai lancé ma campagne sur les traces de Saint Exupéry. Car pour moi c’est le symbole français du dépassement de soi, il incarne un humanisme qui transcende les frontières et c’est cela que j’appelle la France en commun. C’est d’ailleurs le slogan de ma campagne et de mon affiche électorale. J’ai donc pris un monomoteur depuis Casablanca et je suis allé jusqu’à Dakar en passant par le sud marocain, la Mauritanie et bien sûr Saint Louis. A chaque étape j’ai pu aller à la rencontre de mes compatriotes qui avaient grandement besoin de retrouver une personne pour parler de projet de société, de projet politique et de France tout simplement. Ils ont retrouvé en ma candidature quelque chose de vrai, car finalement je ne viens pas de si loin, j’ai toujours été avec eux, en Afrique.
 
La question du Sahara Marocain est un dossier épineux entre Rabat et Paris. Comment comptez-vous gérer ce dossier ?

J’étais le premier à prendre à bras le corps cette question. Les autres candidats ont suivi non sans difficulté et je m’en réjoui. Je souhaite que l’on se dise les choses. Aujourd’hui la France est un partenaire loyal, historique et solide du Maroc sur la question du Sahara en particulier. Et il ne faut pas l’oublier. Mais il faut maintenant aller plus loin sur la question de la reconnaissance de la souveraineté marocaine car c’est une suite logique de l’histoire.

Et l’investissement au Maroc ? Est-il selon vous fiable et favorable pour les Français ? Comment allez-vous l’encourager, sinon l’améliorer ?

Le Maroc a toujours été une terre d’investissement direct étranger. De par la solidité du système financier et la bonne qualité du capital humain notamment. A la question de savoir ‘il est fiable la réponse est certainement oui. Le climat des affaires au Maroc est très compétitif sur le plan régional. Il est également très favorable aux français, pas d’un point de vue « chasse gardée » car le Maroc offre à tous les investisseurs les mêmes garanties quelques soient l’origine ou la nationalité des investisseurs, mais simplement par la proximité historique, géographique et culturel. Cet avantage-là, on ne peut pas le substituer et nous devons le sanctuariser avec une diplomatie économique qui doit se projet sur d’autres secteurs, comme la nouvelle économie et en particulier l’énergie. Je trouve que les investisseurs français ne sont pas assez présents dans la transition énergétique, alors que le Maroc peut être le principal fournisseur d’énergie propre à l’Europe d’ici 2040. 
 
Un dernier mot aux marocains et aux français au Maroc…

Votez pour la candidature de l’ancrage dimanche prochain. Un candidat qui vous ressemble et qui est l’un des vôtre. Car je ferai tout, pour que l’Assemblée Nationale soit digne de nous.

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